Le traitement numérique du signal et ce qu’il peut faire pour votre audio
Les processeurs de signal numérique (DSP) comptent parmi les outils les plus puissants de l’audio moderne. Avec le bon traitement, on peut refaçonner entièrement la façon dont une chose sonne. Les graves peuvent être renforcés, les aigus tempérés, et tout ce qu’il y a entre les deux lissé et fondu.
En bref, un DSP peut prendre quelque chose de moyen et le faire jouer au-dessus de sa catégorie. Cela dit, et même si nous utilisons largement le DSP dans nos écouteurs spatiaux, nous pensons que les points suivants méritent d’être discutés.
1. Jusqu’où un DSP peut-il « réparer » le matériel ?
2. Et quel devrait être le véritable rôle du DSP ?
Le rôle du DSP
Le DSP a pour tâche de modifier le signal sonore au sein de la chaîne de traitement du son globale. Le processeur de son numérique est une puce programmable qui ajuste l’équilibre des fréquences et applique des courbes de compensation, façonnant ainsi le son cible final. Qu’il soit intégré à un appareil ou appliqué par logiciel, l’objectif du traitement numérique du son est le même : prendre le signal entrant et le transformer en quelque chose de plus souhaitable.
Cela ne veut pas dire pour autant que DSP est synonyme d’EQ, ou d’égalisation. L’EQ est un sous-ensemble du DSP, largement consacré à l’accord et à la gestion de l’acoustique de l’appareil pour atteindre une signature sonore cible. Le DSP va au-delà de l’EQ : alignement temporel, compression et limitation, et d’autres fonctions comme le son spatial ou le surround virtuel, et la réduction de bruit.

Les avantages…
Dans bien des cas, le DSP résout de vrais problèmes.
Intégrés aux appareils d’écoute, les DSP permettent une meilleure homogénéité d’un appareil à l’autre en corrigeant les déséquilibres et les variations du processus de fabrication. Les marques peuvent ainsi standardiser la qualité sonore du produit fini. Un casque mal accordé peut être rendu plus équilibré ; un son maigre et anémique peut être étoffé ; la dureté, comme d’autres défauts, peut être atténuée.
Pour les ingénieurs et les fabricants, le DSP apporte une souplesse et des fonctions que le matériel entièrement analogique ne peut pas offrir. Il permet d’affiner pendant et après la production, de compenser les limites et les défauts physiques, et de maintenir une qualité constante d’une unité à l’autre malgré les petites variations de pièces et de composants.
Pour les auditeurs, cette même souplesse se traduit par davantage d’options de contrôle. Profils sonores, réglages d’EQ et options de personnalisation permettent d’adapter votre audio exactement à vos préférences, au genre écouté, voire de compenser différents environnements. Mais cette souplesse a un coût.
Les compromis
Chaque couche de traitement supplémentaire éloigne un peu plus le signal de sa forme source d’origine. C’est souvent subtil, mais cela peut introduire de petits artefacts et une coloration involontaire qui s’écartent de l’intention initiale de l’artiste ou du producteur. Sans parler des ajouts annexes, comme les faibles quantités de latence induites par le traitement supplémentaire nécessaire.
Plus important encore, avoir plus de contrôle ne se traduit pas par une meilleure qualité sonore. De multiples bandes de curseurs d’EQ peuvent donner à l’utilisateur un sentiment de pouvoir, mais s’il ne maîtrise pas l’« art de l’EQ », il est vite fait de déformer le profil sonore au-delà de ce que la plupart trouveront agréable.
De petits changements affectent le son plus profondément qu’il n’y paraît. De légers renforcements dans une zone peuvent avoir des répercussions sur tout le reste du spectre et déséquilibrer l’ensemble. Ce qui semble juste et agréable au départ peut finir par sonner plus brouillon et plus distordu que prévu.
Enfin, et surtout, le DSP ne peut pas faire faire à un transducteur ce dont il n’est pas capable. Si un transducteur est naturellement déficient sur certaines plages de fréquences, ou trop lent pour encaisser les excursions rapides des moments intenses et chaotiques, le DSP ne peut tout simplement pas compenser ces faiblesses.
La fidélité par l’affinage
L’ingénierie d’un grand son ne devrait jamais commencer par la correction. Nous partons des fondamentaux : une excellente conception de transducteur et des matériaux de qualité, accordés pour tirer d’abord le meilleur du matériel. C’est seulement ensuite que nous laissons le DSP intervenir.
Son rôle se limite à nettoyer les bruits et impuretés indésirables pour aider à faire ressortir le son d’origine voulu par les artistes, les ingénieurs du son et les développeurs.

C’est cette philosophie, et ces garde-fous, qui permettent à SANWEAR d’offrir une clarté inégalée, une spatialité sans équivalent, avec le réalisme de référence studio qui reconstruit la réalité par le son. Tous les SANWEAR intègrent un DSP. Mais avec HARDWIRE et l’Audio Cortex, nous pouvons dépasser largement les limites atteintes jusqu’ici avec GAMETYPE et QUANTUM :
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Un sentiment d’espace, d’échelle et de séparation des plans plus fort dans les films et les séries
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Des concerts live qui superposent la foule, la musique et l’ambiance, et vous placent juste en face du centre de la scène.
Nous reconnaissons que le DSP est un outil puissant, capable de refaçonner complètement le son. Mais nous choisissons de l’utiliser pour affiner le son, plutôt que pour le transformer.
Après tout, si tout a été bien fait dès le départ, que reste-t-il vraiment à corriger en profondeur pour le DSP ?
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